27.04.2009
Z sa muse, sa pierre angulaire
Toi ma muse, ma pierre angulaire
A peine sorti de l’enfance,
J’ai gommé mon adolescence.
En l’absence de repères
Il fallait que j’accélère.
Ma vie en chantier, dans une carrière,
Par hasard j’ai trouvé une pierre;
Avec au cœur chevillé cet espoir …
En faire ma maison, mon abreuvoir,
Mon univers… Qu’importe s’il est carcéral.
Pourvu qu’il supporte ma cathédrale…
Inlassablement, avec certitude,
Essayant de la polir, de la façonner…
Un quart de siècle à m’y frotter
Sans lassitude, sans habitude.
Poreuse pour boire mes humeurs,
Dure pour racler mes callosités,
Tendre pour épouser mes aspérités,
Chaude pour réchauffer mon cœur.
C’est à la ponce de cette pierre,
Que j’ai affûté le fil de mon caractère.
Puisse encore pour cent ans,
Plaise à mon énergie vitale,
Pouvoir frotter ma pierre philosophale ;
Pour finalement reposer dedans,
Y creuser pour l’éternité mon sarcophage,
Et me blottir en elle jusqu’à la fin des âges.
10:18 Publié dans Délire, Pouet Pouet... | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pierre, cathédrale
04.01.2009
Z sait le dire et le faire
Pour ce faire, elle lui a souri, sans rien dire…
Il lui a simplement dit, ce qu’il allait faire,
Et puis ils se sont tout dit, et redit sans rien pouvoir y faire,
Sachant sans le dire à qui ils avaient à faire…
Dire qu’on pense que c’est plus facile à dire qu’à faire…
Etait-ce mieux de ne rien dire, de ne rien faire ?
En tout cas eux ils l’ont fait ; et moins de temps qu’il faut pour le dire, y a rien eu à faire,
ils se sont tout dis..
Etrange, ce que l’un dit faire, l’autre aussi l’a fait; en tout cas il aurait pu le faire et le lui dit…
Etranges inconnus… De l’autre, rien ne les indiffèrent.
Que vont-ils faire, le dire ?… Il l’a fait, sans peut-être tout dire.
Le dire, faut le faire! Même s’ils n’ont rien fait que de se laisser faire, que d’écouter leurs dires.
Et elle, va-t-elle continuer à dire qu’elle le fait ?
Et lui, comment va-t-il faire pour le dire?…Dans les faits, il n’a rien fait que de dire…
Libre, elle ne va pas le faire dire…Il ne lui dira pas de le faire.
Et puis, il faut quand même pas un faire part pour le dire…Surtout quand on a rien fait.
Mais si en faire part c’est déjà le dire, c’est que dire le faire peut faire dire qu’il faut n’en rien faire…Pourtant impossible de le faire et de n’en rien dire.
Soit dit en passant, il se dit tout faire pour tout dire. Lui a-t-elle dit de n’en rien faire ? Non, il en fait son affaire; encore faut-il le dire…Même si tout reste à faire.
En tout cas c’est un fait, quand il lui a dit « C’est drôle, on se dit tout et y a rien à faire », elle lui a dit sans le dire qu’elle aussi se l’était dit, mais elle continuait à le faire, et à le laisser dire.
Ca va sans dire qu’ils n’ont rien pu faire, que de se laisser faire.
Pourquoi s’interdire et ne rien faire quand, du qu’en-dira-t-on, on dit ne rien avoir à faire ?
Ce faisant, le dire en pensant bien faire est-il préférable à le faire sans rien dire ?…
Il n’en sont qu’à dire et se laisser faire…
Mais peuvent-ils faire et laisser dire... Peuvent-ils le faire ? Doivent-ils se le dire ? L’avenir le dira…
C’est ce qu’il s’est dit faire et c’est ce qu’il a fait…Lui, comme il a toujours dit le faire, s’il le fait, il le dit.
Fidèle à ses dires, il a pensé le faire avant qu’elle le lui dise …
Le dire sans l'avoir fait, où le faire sans rien dire, il n’en a rien à faire.
Alors, quand on sent qu’on peut le faire, il faut le dire !
Car le faire sans le dire fait un peu … disons… non, ça le fait pas.
On va vous dire, le dire c’est bien, le faire c’est mieux…C’est trop vite dit…
Déjà, pouvoir tout se dire, faut le faire ! Mais comment le dire, et que vont ils en faire ?
Faut dire qu’il dit qu’il va le faire…Mais finalement, il n'a encore rien fait.
Que dire ?…Autant le faire sans rien dire ?…Mais est ce que déjà le fait de tout se dire ce n’ai pas déjà l’avoir fait ?…
Que faire ?… Non, quand on est honnête, pour tout dire, on peux tout faire si on dit tout.
Pour ce faire, elle est plutôt du genre à faire ce qu’elle dit et de le dire une fois fait.
" Si tu dis le faire, fait le; et quand tu l'aura fais, dis le"
Et c'est ce que lui aussi dit faire ; sans jamais l’avoir dit, il sait qu’il va le faire.
Jamais il n’a dit ce qu’il n’a pas fait, jamais il n’a fait ce qu’il n’a pas dit.
En tout cas, il a beau dire, elle a beau faire, ils se sont tout dit, et ce qui est fait est fait, ce qui est dit est dit, il faut s’y faire.
J’aime autant vous dire qu’il ne veut pas faire ce pourquoi il n’est pas fait : faire et ne rien dire. Ca dit bien ce que ça veut dire…
Pourvus qu’on ne dise pas pis que pendre de leurs faits et de leurs dires, car qu’ont-il fait sinon tout se dire ?
Eux, ils sont sûrs de leur fait, ils se sont simplement tout dit. Qui pourrait faire en sorte d’y trouver à redire ?
Et si c’était à refaire ?…L’histoire n’est plus à faire, ce qui est dit est dit, ils se sont tout dit, mais tout reste à faire.
Alors pourquoi se dire que tout cela n’est ni fait ni à faire ?...
23:14 Publié dans Délire, Pouet Pouet... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dire, faire




