27.04.2009

Z sa muse, sa pierre angulaire

Toi ma muse, ma pierre angulaire

 

A peine sorti de l’enfance,

J’ai gommé mon adolescence.

En l’absence de repères

Il fallait que j’accélère.

Ma vie en chantier, dans une carrière,

Par hasard j’ai trouvé une pierre;

Avec au cœur chevillé cet espoir …

En faire ma maison, mon abreuvoir,

Mon univers… Qu’importe s’il est carcéral.

Pourvu qu’il supporte ma cathédrale…

 

Inlassablement, avec certitude,

Essayant de la polir, de la façonner…

Un quart de siècle à m’y frotter

Sans lassitude, sans habitude.

Poreuse pour boire mes humeurs,

Dure pour racler mes callosités,

Tendre pour épouser mes aspérités,

Chaude pour réchauffer mon cœur.

C’est à la ponce de cette pierre,

Que j’ai affûté le fil de mon caractère.

 

Puisse encore pour cent ans,

Plaise à mon énergie vitale,

Pouvoir frotter ma pierre philosophale ;

Pour finalement reposer dedans,

Y creuser pour l’éternité mon sarcophage,

Et me blottir en elle jusqu’à la fin des âges.