04.01.2009

Z sait le dire et le faire

Pour ce faire, elle lui a souri, sans rien  dire…

Il lui a simplement dit, ce qu’il allait faire,

Et puis ils se sont tout  dit, et redit sans rien pouvoir y  faire,

Sachant sans le dire à qui ils avaient à faire…

Dire qu’on pense que c’est plus facile à dire qu’à faire…

Etait-ce mieux de ne rien dire, de ne rien faire ?

En tout cas eux ils l’ont fait ; et moins de temps qu’il faut pour le dire, y a rien eu à faire,

ils se sont tout dis..

Etrange, ce que l’un dit faire, l’autre aussi l’a fait; en tout cas il aurait pu le faire et le lui dit…

Etranges inconnus… De l’autre, rien ne les indiffèrent.

Que vont-ils faire, le dire ?… Il l’a fait, sans peut-être tout dire.

Le dire, faut le faire! Même s’ils n’ont rien fait que de se laisser faire, que d’écouter leurs dires.

Et elle, va-t-elle continuer à dire qu’elle le fait ?

Et lui, comment va-t-il faire pour le dire?…Dans les faits, il n’a rien fait que de dire…

Libre, elle ne va pas le faire dire…Il ne lui dira pas de le faire.

Et puis, il faut quand même pas un faire part pour le dire…Surtout quand on a rien fait.

Mais si en faire part c’est déjà le dire, c’est que dire le faire peut faire dire qu’il faut n’en rien faire…Pourtant impossible de le faire et de n’en rien dire.

Soit dit en passant, il se dit tout faire pour tout dire. Lui a-t-elle dit de n’en rien faire ? Non, il en fait son affaire; encore faut-il le dire…Même si tout reste à faire.

En tout cas c’est un fait, quand il lui a dit  « C’est drôle, on se dit tout et y a rien à faire », elle lui a dit sans le dire qu’elle aussi se l’était dit, mais elle continuait à le faire, et à le laisser dire.

Ca va sans dire qu’ils n’ont rien pu faire, que de se laisser faire.

Pourquoi s’interdire et ne rien faire quand, du qu’en-dira-t-on, on dit ne rien avoir à  faire ?

Ce faisant, le dire en pensant bien faire est-il préférable à le faire sans rien dire ?…

Il n’en sont qu’à dire et se laisser faire…

Mais peuvent-ils faire et laisser dire... Peuvent-ils le faire ? Doivent-ils se le dire ? L’avenir le dira…

C’est ce qu’il s’est dit faire et c’est ce qu’il a fait…Lui, comme il a toujours dit le faire, s’il le fait, il le dit.

Fidèle à ses dires, il a pensé le faire avant qu’elle le lui dise …

Le dire sans l'avoir fait, où le faire sans rien dire, il n’en a rien à faire.

Alors, quand on sent qu’on peut le faire, il faut le dire !

Car le faire sans le dire fait un peu … disons… non, ça le fait pas.

On va vous dire, le dire c’est bien, le faire c’est mieux…C’est trop vite dit…

Déjà, pouvoir tout se dire, faut le faire ! Mais comment  le dire, et que vont ils en faire ?

Faut dire qu’il dit qu’il  va le faire…Mais finalement, il n'a encore rien fait.

Que dire ?…Autant le faire sans rien dire ?…Mais est ce que déjà le fait de tout se dire ce n’ai pas déjà l’avoir fait ?…

Que faire ?… Non, quand on  est honnête, pour tout dire, on peux tout faire si on dit tout.

Pour ce faire, elle est plutôt du genre à faire ce qu’elle dit et de le dire une fois fait.

 " Si tu dis le faire, fait le; et quand tu l'aura fais, dis le"

Et c'est ce que lui aussi dit faire ; sans jamais l’avoir dit, il sait qu’il va le faire.

Jamais il n’a dit ce qu’il n’a pas fait, jamais il n’a fait ce qu’il n’a pas dit.

En tout cas, il a beau dire, elle a beau faire, ils se sont tout dit, et ce qui est fait est fait, ce qui est dit est dit, il faut s’y  faire.

J’aime autant vous dire qu’il ne veut pas faire ce pourquoi il n’est pas fait : faire et ne rien dire. Ca dit bien ce que ça veut dire…

Pourvus qu’on ne dise pas pis que pendre de leurs faits et de leurs dires, car qu’ont-il fait sinon  tout se dire ?

Eux, ils sont sûrs de leur fait, ils se sont simplement tout dit. Qui pourrait faire en sorte d’y trouver à redire ?

Et si c’était à refaire ?…L’histoire n’est plus à faire, ce qui est dit est dit, ils se sont tout dit, mais tout reste à faire.

Alors pourquoi se dire que tout cela n’est ni fait ni à faire ?...